À propos

À peine son diplôme en poche, MCC lance un appel à collectif « qui vise à rassembler autour d’un art qui sort des espaces codifiés pour réintégrer l’ordinaire, l’habité, le vivant ». Comment montrer de l’art, non plus dans des espaces dédiés et intimidants mais plutôt chez les gens, dans le familier et l’accessible, on se débrouille, mais il faut de l’argent, histoire d’offrir des conditions correctes aux futur·es exposant·es ou résident·es.
Marlow met des sous de côté, elle bosse à plein temps en usine, une usine qui fabrique des autocollants et des notices à rallonge pour d’autres usines qui fabriquent des pesticides, des raticides. Elle s’occupe des expéditions. Ça lui donne envie de chialer quand elle voit les petits rats sur les rouleaux de stickers. Pour autant, certains jours, elle trouve qu’une palette est plus belle qu’une autre. C’est sans doute là, dans ces espaces de réalité que le regard artistique et critique de MCC prend tout son sens et trouvera enfin sa forme idéale.
Texte : Lætitia Paviani, autrice et éditrice, membre du jury de diplôme (art).
Texte édité sur festinalente.ebabx.fr.